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Japon, Murmures et matières

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Octobre

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Expositions Vernissage le Jeudi 01 Octobre 2026 de 18:00 à 22:30
Highlights
  • Conférence  | 
Sotheby's 83 Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 , PARIS

Informations

Jeudi 1er octobre : Conférence 18h-19h et vernissage 19h-21h
Vendredi 2 octobre 10h-18h
Samedi 3 octobre 11h-18h
Dimanche 4 octobre 14h-18h
Lundi 5 octobre 10h-18h

Au Japon, le bijou est absent du répertoire traditionnel. Il n’a jamais été signe de pouvoir ou de richesse laissant cette fonction au kimono et à la somptuosité du tissu.

À partir de ce vide historique, naît la singularité du bijou contemporain japonais comme geste autonome, forme méditative, objet-silence.

Le matériau constitue l’entrée, le langage, et parfois même le sujet de l’œuvre.  Bois, laque, soie, fibres végétales, papier sont investis d’une charge symbolique et sensorielle puissante.

Choisi pour sa capacité à exprimer ce qui échappe aux mots, le matériau n’est jamais inerte. Il résiste et vibre créant une ritualisation du geste — lente, répétitive, concentrée.

Il donne corps aux esthétiques fondamentales de la culture japonaise : wabi-sabimashokunin trouvent une forme tangible.

Artistes


Mariko Sumioka

Née au Japon, Mariko Sumioka a vécu une partie de son enfance au Brésil où est née sa
fascination pour les bijoux et les pierres précieuses.
Elle travaille d’abord dans l’exploitation pétrolière et gazière avant de se tourner vers la
joaillerie et l’orfèvrerie. En 2011, elle obtient le diplôme du Edinburgh College of Art.
Aujourd’hui elle vit à Tokyo et s’inspire principalement de l'architecture japonaise. Sa
technique favorite consiste à assembler des éléments en argent pour créer un motif évoquant
les tuiles imbriquées sur les toits des temples.

Shinji Nakaba

Shinji Nakaba crée des bijoux à partir de 1974 après avoir suivi une formation au Hiko
Mizuno College of Jewelry (Tokyo). Auparavant il a expérimenté la création de mode, la
coiffure de studio, la création de souliers.
Son travail se caractérise surtout par l’utilisation des perles et la glyptique c’est à dire l’art de
sculpter les pierres. Il utilise également des matériaux de récupération.
En 2023, Shinji Nakaba est finaliste du LOEWE FOUNDATION Craft Prize 2023.
Ses bijoux figurent dans les collections des musées des Beaux-Arts de Montréal, de Boston et
de l’espace Solidor (Cagnes sur Mer).

Fumiki Taguchi

Formé auprès de Yasuki Hiramatsu (pionnier du bijou contemporain) de 2002 à
2009, Fumiki Taguchi obtient en 2005 un master en martelage du métal à la Graduate School
of Fine Arts de la Tokyo University of the Arts.
Il mène des recherches approfondies sur l’argent tout en développant une approche
personnelle de la gravure japonaise traditionnelle (wagane-bori).
Taguchi est professeur associé à l’Université de design de Kobe.
Son travail a intégré des collections telles que celles des National Museums Scotland (2015),
du Museum of Arts and Design (2023) et du RISD Museum (2024). Il a également été
finaliste du LOEWE FOUNDATION Craft Prize en 2025.

Manami Aoki

Manami Aoki est diplômée du Hiko Mizuno College of Jewelry de Tokyo (2017). En 2019, elle remporte le prix Talente durant la Munich Jewellery Week.

Son travail instaure un dialogue subtil avec le bois, et plus particulièrement avec le hinoki. Elle martèle chaque pièce jusqu’à faire surgir les fibres, qui évoquent des cheveux ébouriffés au réveil. Puis elle les « peigne » et les coiffe pour obtenir la forme définitive.

Aya Iwata

Fille d’artistes, diplômée de la Tokyo University of the Arts, Aya Iwata privilégie le travail de l’argent, de la pâte de verre et de l’émail cloisonné, sa technique de prédilection. Avec la série emblématique de broches Kumo-noie (signifiant maison dans les nuages), Aya Iwata explore les thèmes de la mémoire, des liens et du passage du temps à travers la matière et la forme.

Son travail est régulièrement exposé à travers le monde. Il figure dans des collections prestigieuses comme celle du Musée des Beaux-Arts de Limoges.

Takashi Kojima

Né dans une famille d’artistes à Kyoto, Takashi Kojima a étudié l’architecture à la Kyoto University of Art and Design.

Depuis 2010, il travaille au sein de son atelier-boutique FACILE à Kyoto.

Takashi Kojima explore les possibilités des coquillages utilisés pour cultiver des perles puis jetés. Il met notamment en valeur la face externe rugueuse, patinée, érodée et souvent recouverte d’algues ou d’organismes marins.

Il participe à des expositions à travers le monde ; ses pièces figurent dans les collections du Design Museum Den Bosch, de l’Espace Solidor et du CODA Museum.

Kimiaki Kageyama

Le travail de Kimiaki Kageyama, grand maître orfèvre japonais, s’inscrit dans la continuité
de techniques issues de la fabrication des montures de sabres et des armures, en particulier
l’usage des alliages et de la laque urushi.
Son œuvre se distingue par une attention particulière portée aux matériaux et à leur
transformation, où se rencontrent héritage technique et fascination pour le monde végétal.
Figure majeure de l’enseignement du bijou au Japon, il compte parmi les premiers
enseignants en travail du métal au Hiko Mizuno Jewellery College. Il participe au salon
Schmuck (Munich) dès 1992.
Lauréat de nombreux prix, il conduit également workshops et conférences à l’international,
contribuant ainsi au rayonnement de son art bien au-delà du Japon.