Couleur Matière, l'émail au Canada








Octobre
10
Octobre
75011 , PARIS
Informations
Note: Fermeture à 17h le vendredi 2 octobre + Fermé le lundi 5 octobre
L’art de l’émail connaît un regain d’intérêt auprès de nombreux créateurs canadiens. Technique ancienne, exigeante et parfois imprévisible, elle nécessite patience, minutie et un savoir-faire méticuleux. Appliquer de la poudre de verre sur du métal, puis faire fondre cette matière dans un four à très haute température, relève autant de la science que de la poésie. Chaque pièce émaillée devient le fruit d’un équilibre fragile entre contrôle et hasard, entre geste et feu. Dans un monde moderne dominé par la rapidité, la production de masse et l’instantanéité, l’émail s’impose comme un acte de résistance, une célébration de la lenteur et de la précision. Ce projet rend hommage à cette pratique fascinante et aux artistes qui, aujourd’hui, choisissent de lui redonner vie. En honorant l’émail, nous honorons aussi le temps, la matière et l’humain derrière l’objet. C’est une invitation à ralentir, à observer, à ressentir — à redonner de la valeur au geste.
Artistes
Aurélie Guillaume revisite la technique ancestrale de l’émail en y intégrant des éléments issus du street art, de la bande dessinée et de la culture populaire. Alors que les artistes des siècles passés ornaient ces objets de scènes religieuses, elle en fait aujourd’hui des oeuvres illustrées contemporaines, souvent portables, qui prennent vie grâce à l’émaillage.
Formée à l’École de joaillerie de Montréal et à la NSCAD University (Nouvelle-Écosse), elle a participé à plus de 60 expositions à travers l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie. Ses oeuvres figurent dans de nombreuses collections de musées nationaux et internationaux.
Artiste d’origine arménienne, Gayane Avetisyan se forme aux beaux-arts avant d’enseigner dans une école expérimentale à l’ère post-soviétique. Animée par une curiosité intellectuelle, elle approfondit l’histoire de l’art et la philosophie, puis s’installe à Vienne grâce à une bourse en 2001. Établie à Montréal depuis, elle consacre aujourd’hui sa pratique à la création de bijoux émaillés, mêlant techniques traditionnelles et expérimentation. Ses pièces, sensuelles et expressives, sont de véritables territoires sensoriels portés à même le corps.
Artiste bijoutière contemporaine, Jamie Kroeger explore la mémoire et l’émotion à travers la matière, la forme et la composition. En mêlant techniques textiles (tissage, couture, tressage) à des métaux précieux et matériaux alternatifs, elle crée des objets intimes et tactiles. Elle enseigne actuellement à l’Alberta University of the Arts (Calgary) et est diplômée d’un MFA (University of Wisconsin-Madison), d’un MFA (Kunsthøgskolen i Oslo, Norvège), et d’un BFA (University of Illinois Urbana-Champaign). Son travail a été exposé au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie.
Jan Smith travaille l’émail vitrifié en combinaison avec des métaux modifiés et texturés. Ses bijoux et œuvres en métal marient l’émaillage traditionnel à des techniques contemporaines, ouvrant un espace d’exploration de l’imagerie et de la création de marques. Le travail de Smith possède une délicatesse tactile, et les marques qu’elle crée forment un langage ou un code inventé — un code qui lui permet d’établir un dialogue avec le monde naturel. Née à Vancouver, Jan Smith a obtenu son baccalauréat en beaux-arts (BFA) du Nova Scotia College of Art & Design à Halifax, avant de poursuivre des études en métallurgie artistique et en émaillage aux États-Unis.
Les caractéristiques physiques inhérentes de fil d’acier fin permettent à l’artiste d’explorer diverses structures agissant réciproquement sur les espaces positifs et négatifs tout en créant du volume, des textures, de l’espace, de la couleur et de l’ombre dans ses œuvres. Kye-Yeon Son a obtenu un baccalauréat en arts appliqués en 1979 à l’Université nationale de Séoul, en Corée, et une maîtrise en beaux-arts à l’Université de l’Indiana, à Bloomington, aux États-Unis, en 1984. Elle est lauréate du prix Saidye Bronfman 2011, l’un des prestigieux prix du Gouverneur général au Canada. Elle enseigne à l’université Nova Scotia College of Art Design, Halifax, depuis 1995.
Malika Rousseau est originaire de l’Outaouais et vit et travaille aujourd’hui à Montréal. Formée en arts visuels à l’UQAM, puis en métiers d’art — joaillerie à l’École de joaillerie de Montréal, elle tisse au cœur de sa pratique un dialogue constant entre démarche artistique et savoir-faire artisanal. Elle partage également son expertise en enseignant à l’ÉJM, tout en poursuivant son perfectionnement technique au fil d’ateliers spécialisés.
Mengnan Qu est titulaire d’un BFA de l’Université NSCAD et a obtenu, en 2015, un MFA de l’Université d’État de New York à New Paltz, grâce à une bourse d’études complète. Elle enseigne actuellement au sein du département de joaillerie de la NSCAD.
Dotée d’un regard à la fois perspicace et sensible, elle développe une pratique nourrie par un parcours culturel et académique diversifié, qui lui confère une perspective singulière. Son travail propose une relecture de la société occidentale à travers le prisme de la culture traditionnelle chinoise, tout en portant un regard renouvelé sur la société chinoise dans un contexte international.
Noore Saleh (iel), artiste égypto-canadien·ne, a obtenu son diplôme avec mention en 2019 de l’École de joaillerie de Montréal, en design de bijoux et en métallurgie artistique. Noore s’est ensuite inscrit-e à l’Université NSCAD pour approfondir ses études en design de bijoux et en orfèvrerie artistique. Iel a exposé dans des galeries au Québec, avec des thématiques récurrentes portant sur la fragilité de la santé mentale et physique, en mettant l’accent sur la résilience face à ces défis.























