Compostable




Octobre
13
Octobre
75011 , PARIS
Informations
CompoStable explore la possibilité d’un bijou éthique et éphémère, conçu pour limiter son impact écologique. Face à la raréfaction des ressources, à la hausse des métaux précieux et à la surproduction, l’exposition interroge : comment créer sans puiser ? Comment transformer des matières simples, biodégradables ou recyclables en objets précieux et porteurs de sens ? Cheveux, nacre, sable, os deviennent matériaux de création. Bruts, organiques ou minéraux, ils sont récoltés, détournés et sublimés pour donner naissance à des bijoux fragiles, vivants et évolutifs. Entre bijou primitif et bijou politique, les œuvres dialoguent avec l’histoire, de l’ethnographie à l’artefact contemporain, et invitent à repenser nos gestes et nos désirs. Ici, la beauté s’allie à la conscience : le bijou devient un manifeste, un ornement destiné à retourner à la terre.
Artistes
Bijoutière et plasticienne, Clémentine Despocq conçoit le bijou comme un support d’histoires et d’émotions. Issue d’un double cursus en métiers d’art et en design, elle se forme aux techniques traditionnelles et contemporaines de la bijouterie puis au design de produit. Depuis 2017, elle crée à la main des pièces qui interrogent la matière, où la nacre dialogue avec le métal. Par l’expérimentation, elle explore les contrastes de formes et de couleurs pour tendre vers une harmonie, donnant naissance à des bijoux hybrides. En parallèle, elle développe une pratique sculpturale, où le bijou devient un langage artistique.
Depuis 25 ans, Agnès Dubois défend une vision du bijou ancrée dans son époque, valorisant le lien entre art et artisanat. Elle considère le bijou comme un champ plastique où le geste créatif se prolonge dans l’acte de porter, transformant l’objet en récit silencieux. Ses créations révèlent le corps par une présence essentielle, où équilibre, sensorialité et cohésion de l’espace corporel et extra-corporel guident sa recherche. Elle explore le lien entre objet, mouvement, geste, émotion et porteur.
Ana Escobar Saavedra est une artiste pluridisciplinaire colombienne, vivant et travaillant entre les Émirats arabes unis et la France. À travers le bijou, la sculpture et l’installation, elle explore les relations émotionnelles et matérielles entre personnes et objets, abordant identité, migration, mémoire et rituels liés à la vie et à la mort. Titulaire d’un Master en arts visuels (Objet, bijou et culture matérielle) obtenu entre MASieraad Amsterdam et PXL-MAD, son travail a été exposé à l’international, aux Émirats, Colombie, Argentine, Chine, Australie, États-Unis et plusieurs villes européennes.
Artisane Bijoutière, Caroline VOLCOVICI a d’abord appris le bijou
contemporain en Nouvelle-Zélande, où l’esprit du mouvement « Bone
Stone Shell : New Jewellery New Zealand » (1988) a eu une influence
durable sur sa vision du bijou contemporain. Elle vit à Paris où elle a créé
l’atelier & galerie OBJET RARE qui se veut un lieu d’exposition pour le
bijou contemporain créé en France. Elle fait partie de « la garantie »
association pour le bijou, et de l’association D’un bijou à l’autre,
organisatrice de la triennale Parcours Bijoux à Paris.
Julie Usel, bijoutière genevoise, explore la répétition et l’imitation via des matériaux inattendus
qu’elle détourne pour créer des moments de surprise. Son travail, peuplé de créatures
fantastiques, vise à raviver l’émerveillement de l’enfance. Diplômée du Royal College of Art et
de la Haute École d’Art et de Design, lauréate du Swiss Design Grant, elle expose
internationalement. Ses pièces figurent dans des collections publiques telles que le MUDAC et
des ouvrages de référence comme 500 Rings. La narration est au cœur de sa démarche : elle
donne forme à l’intangible dans des objets à porter qui captent l’attention et résonnent au-delà
du premier regard.
Amira Sliman, diplômée en design industriel à l’École des Beaux-Arts de Tunis et à l’AFEDAP, fonde en 2003 à Paris sa galerie de bijoux contemporains. Son approche, proche de l’architecture, équilibre formes, matières et couleurs. Inspirée par la nature, elle privilégie pierre, bois et plumes. Pour elle, le bijou dépasse l’ornement : il crée un lien entre le corps et le monde. Chaque pièce unique, conçue comme un chapitre de vie, reflète son rapport intime à l’environnement et à la matière.
«Marion Colasse aime matérialiser l’impalpable, transposer le réel jusqu’à ce que son interprétation le rende «bijou».
Ses pièces, souvent issues de petites séries, sont la traduction d’une expérience, à laquelle elle donne plusieurs formes, plusieurs langages.
La matière n’est pas une finalité mais un point de départ, outre le métal qui prédomine, elle éprouve régulièrement de nouveaux matériaux suivant ce/celleux qui l’entourent.























